Ca y est c'est fini !
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Ca y est c'est fini !
Petite correction sur l'article précédent : Jour 2 et 3 et non Jour 1 et 2. Nous sommes jeudi soir et une nouvelle journée bien chargée vient de se terminer.
Tout avait fort bien commencé ce jeudi matin et le timing de l'organisation était respecté : 9h briefing météo, 9h30 début des mises à l'eau des 4.7, des Europe, des 420 Laser et Radial. Tout ce beau monde se retrouve vers 11h sur leurs ronds respectifs pour les premiers départs. Comme nous sommes tous patients, ces premiers départs auront lieu vers 13h30 - 13h45 soit 2h a 2h30 d'attente sur l'eau a suivre le comité qui n'en finit plus de changer de parcours, de mouillage (ancre cassée). Le vent est faible et le courant de face est fort. 2 départs sont donnés pour les 4.7 mais avant la fin de la procédure le CC envoi l'aperçu. Heureusement car avec ce courant la moitié des 4.7 étaient loin de la ligne de départ. A priori cela semble être du pareil au même sur le rond Laser/420. Seuls les 7.5 courent.
Le premier départ est enfin donné pour les 4.7 et les autres séries enchainent gentiment malgré quelques généraux, individuels et annulation de procédure.
2 courses seront courues par vent modéré 6 à 10 noeuds, belle houle résiduelle, et forte courant dans le nez.
Coté performance, rien a l'horizon... Des places à la hauteur de nos ambitions et surtout de notre "savoir-faire" sous de telles latitudes. On se bargarre tout de même sur les départs, on tente des trucs dans les premiers prés et aprés vogue la galère....
Demain dernier jour et retour en Franche Comté. Peut être un article "bilan" samedi ou dimanche mais viendra aussi pour moi l'heure des vacances, alors ....
Tous les résultats : http://www.ffvoile.fr/ffv/web/evenement/2010/Espoirs_SolitaireEquipage/communiques/home.asp
Mardi avis de grand frais sur Le Havre. Tous les concurrents sont en attente sur la cale et suspendus aux cogitations de monsieur météo, du PRO et autres pontes fédéraux. Décision est prise de faire sortir sur l'eau sous foc et GV un ris les 7.5 sur un rond spécifique et les dériveurs sur un autre rond regroupant toutes les sécurités. 13H départ des Laser standards et des Europe pour 2 courses à 20/25 noeuds de vent. C'est surtout la houle qui inquiète tout le monde. La mer est forte et les crêtes des vagues sont souvent trés blanches. Une fois le premier groupe en course c'est au tour des 420 garçons et filles d'aller gouter les embruns havrais et de tester la résistance de leurs spis tout neuf fournis par l'organisation et le sponsor officiel. Les radials sortent enfin en laissant les petits 4.7 bien seuls et définitivement sur le parking.
Au final, seuls les Radials Garçon ne feront qu'une seule course. Toutes les autres séries auront courus deux courses musclées. Faut dire également que ces couillons de radial ont confondus la bouées 1 avec la 2 et n'ont pas fait le parcours dans le bon sens. Du coup le CC envoi le "N" et retour a la case départ pour tous, sauf les BFD qui eux peuvent rentrer directement au port car il n'y aura plus de manche de la journée. Journée qui se termine tout de même au environ de 19H30.
Mercredi : une brise molle accueille les concurrents encore perclus de courbatures des efforts fournis la veille. Le timing est avancé d'une heure et c'est a 9h que toutes les séries partent sur l'eau rejoindre leurs zones de course.
Aprés moultes essais et tentative de départ le CC du rond Laser/Europe envoi enfin (au bout d'une trente tout de même) le premier départ pour les 4.7. Bascule a droite dès le premier prés pour cette flotte et c'est tout naturellement que le CC annule la procédure des suivants. Attente de la fin de course des 4.7 pour remouiller un parcours "Sud" comme prévu. Enfin les manches peuvent s'enchainer sans retard. Il faut dire que la Pdte hérite de 4 flottes et donc 4 départs. Faut le gérer !
La mer s'est bien calmée et le vent n'est pas aussi fort que prévu. Les deux premières courses sont envoyées avec du vent entre 6 et 8 noeuds, la troisième entre 10/12 noeuds. Le ciel est bien bas, trés chargé en nuage et la pluie nous fait perdre le gout du sel sur les lèvres.
Au final pour ces deux journées : de beaux "soleil" et dessalages le lundi pendant les manches de brise et quelques bonnes places au hasard de coups tordus le mardi.
Gabriel en 4.7 fait un passage dans les 20/25 pour finir dans les 40 sur la première course du mardi. Marceau de Mulhouse (intégré a l'équipe avec 2 Lorrain et un bourguignon )fini la dernière course du mardi 28. Le niveau etant tout de même globalement assez fort.
Aprés quelques mois de silence "radio" nous revoici sur le blog des dériveurs Francs-Comtois. A l'occasion du Championnat de France Espoirs dériveurs et quillards de sport au Havre je reprend l'initiative de quelques infos sur nos coureurs. Nos enfants grandissent et aprés un passage obligé sur le France Minime ces dernières années nous retrouvons notre petite "troupe" sur le France Espoirs 2010. 5 coureurs sont de la fête : Ludivine et Victor en 420, Pierre Anthony, Quentin et Gabriel en Laser 4.7.
Aprés une petite journée de route nous arrivons sans problème de remorque (pour une fois !) au Havre. Déchargement des remorques Laser et bateau a moteur. Confirmation des inscriptions et mise a l'eau de la sécu.
Bon, il fallait bien que les ennuis commencent un jour. Le bateau a moteur ne fonctionne pas. Aprés moulte tatonnement et avis plus ou moins pertinents je vois que l'essence n'arrive pas au moteur. Le branchement à la nourice laisse passer l'air. Nous verrons bien demain dimanche si je peux me dépanner avec les "locaux" que j'ai eu l'occasion de connaitre durant mes années de Présidence de la Classe Optimist. Cela sert toujours!...
En fin de journnée nous allons sur notre location et là, mauvaise surprise. Je passe les détails des déboirs dans les locations de vacances mais il y des propio a dénoncer a 50M de consommateurs. Je lui réglerais sont compte vendredi prochain avant notre départ.
Dimanche nous retrouvons les 420 pour des échanges trés (trop) bref. Le vent n'est pas de la partie et la manche d'entrainement n'aura pas lieu. 16H nous partons pour le défilé des Ligues. Organisation un peu longue car nous sommes "melangés" a un défilé de type "carnaval" de Vesoul avec majorette, corso fleuri, bandas et autre chars fleuris avec un gout dont chacun appréciera la qualité. Miss boudin de pays était de la partie.... Bref, aprés 3 heures de marche et d'attente nous arrivons enfin vers le podium de présentation des ligues. Malheureusement notre équipage 420 avait déjà deserté ainsi que toute la ligue de Bourgogne, leur nouvelle terre d'adoption.
Lundi, début de la compétition. Nous arrivons sur le site avec un beau BMS posé jusqu'a 23H.
10h briefing météo : Ca souffle et cela soufflera toute la journée : 20/25 noeuds avec des possibilités de 30 noeuds sous les nuages. Sans conviction de navigation possible je fais un brieffing avec mes coureurs : nos 3 4.7 plus Dylan de Lorraine, Ludovic de Bourgogne et Marceau de Mulhouse. Cela nous permet de faire le point sur la navigation en sur-puissance au cas ou.... 13H le CC annule tout et chacun essaye de trouver une occupation pour le reste de la journée. Nous décidons d'aller sur Etretat pour voir les fameuse falaises.
Pour mardi les prévisions sont encore pessimistes : 20 noeuds prévus mais pas de BMS.
A suivre....
Bon faute de photo de voile, un petit apperçu des falaises d'Etretat. Demain des photos du défilé et peut être une vidéo de la régate.
Au début de l’année, j’avais décidé de découvrir des machines un peu plus extrême que le Vaurien et le Laser ; c’est par hasard que j’ai trouvé un embarquement en tant qu’équipier pour courir à une régate de skiff sur RS 800 au Lac du Der. L’expérience s’est bien déroulée, nous terminons bien classés (malgré le petit temps qui n’a pas vraiment permis de découvrir le bateau), et avec le barreur nous décidons de poursuivre la saison ensemble. Après une autre régate à Piriac par force 4-5 et quelques entraînements, nous voici au point d’orgue de la saison skiff : l’européen RS 800 à Carnac, qui se déroule du 27 au 31 juillet !
Peu de français du circuit skiff hexagonal (3 RS 800 au total sur la dizaine de bateaux présents en France), mais beaucoup d’anglais ! 38 bateaux au total. Quatre jours d’entraînement avant la régate nous permettent de découvrir le plan d’eau (magnifique), de se tester un peu face aux anglais (très rapide), et de déjà faire une pointe à 18,7 nœuds au GPS, par 21-22 nœuds de vent.
Après la jauge et les inscriptions le dimanche (où nous sommes pesés et mesurés, afin de placer des poids correcteurs au fond du bateau et de régler l’écartement des échelles), la régate débute le Lundi. Le vent est déjà de la partie, avec environ 20 nœuds ! Les parcours sont de type « banane », avec le nombre de tours à effectuer inscrit au bateau comité : pour cette première manche, nous devons en faire 4 (il va falloir les compter sans prendre le tournis !). Le premier départ est bon, le premier près attaqué à une vitesse folle, et nous passons la première bouée au milieu de la flotte. Mais, au fil des tours, les écarts se creusent … d’autant que nous dessalons 2 fois durant la manche ! Une fois à un empannage qui ne passe pas (le spi bien, mais la grande voile non) et la deuxième fois à un envoi de spi : déséquilibré, je ne hisse pas le spi assez vite, il part dans l’eau, fait chalut ou « croche-pied » et nous dessalons par l’avant… Bon, heureusement, nous ne sommes pas les seuls à dessaler (à vue de nez, les 15 premiers seulement sont parfaitement à l’aise dans ce vent), et nous terminons tout de même 28. La deuxième manche (4 tours aussi) est semblable, nous dessalons une seule fois (de trop), et nous faisons 26… 9 bateaux auront tout de même abandonné cette manche à cause du vent…
Le RS 800 se ressale bien, mais il faut rentrer le spi avant. Et du coup, dessaler au cours d’une manche fait certes perdre des places, mais surtout fatigue énormément. Et avec la fatigue, les réflexes deviennent moins bon, ce qui accroît le risque de dessalage ! Bref, après cette première journée, trois dessalages, et huit envois et affalages de spi, j’ai les bras en coton…
Mardi : le vent est plus faible, 2 bft. Logiquement, la maîtrise des manœuvres prend moins d’importance, et les résultats s’en ressentent (un peu). 22 à la manche 3. Pour la deuxième course du jour (manche 4) nous passons même à coté d’une très bonne manche : nous sommes 15ème jusqu’à la dernière bouée, et il ne reste alors qu’un petit bord de travers pour rejoindre l’arrivée ; bord qui nous sera fatal, puisque nous trouvons le moyen de dessaler ! (à contre… dans une molle en ayant lâché trop de hale-bas…). Du coup nous terminons 22 comme la précédente.
Mercredi : les choses se gâtent : 25 nœuds, un peu plus dans les rafales, monte vers la fin de journée ! Quelques équipages restent à terre, refroidis par leur journée de Lundi… Nous, nous y allons, nous sommes là pour ça ! Sur l’eau les conditions sont effectivement musclées (plusieurs fois au près je devrais choquer du foc, la GV déjà complètement choquée), mais heureusement les vagues pas énormes. Dans ces conditions de vent, nous sommes en phase d’apprentissage ! Ca va vite, très vite ! Sous spi, les pieds dans les foot straps, la GV dans l’axe, le bateau double les vagues, et nous atteignons les 20 nœuds de vitesse… Nous dessalons malheureusement encore, à des empannages, un enfournement sur une vague à pleine vitesse, etc. Si les premiers sont bien loin devant, nous arrivons quand même à finir toutes les manches. Profitant de tous les abandons, et dessalages des autres concurrent, nous finissons 28 et 24 aux deux manches du jour. Heureux d’être resté jusqu’au bout sur l’eau et d’avoir fini toutes les manches !
Le jeudi, le vent redevient plutôt faible, 2-2,5 bft. Si nous pouvions en espérer beaucoup, la journée est cependant gâchée par quelques soucis techniques. A la première course, nous avons modifé le réglage du mat … et ça marche moins bien qu’avant ! En plus, sur bâbord amûre, l’eau rentre dans le bateau par le puit de dérive. Craignant une avarie sérieuse ou croyant à des algues coincées nous dessalons volontairement le bateau pendant la course pour regarder dessous ; en fait c’est juste la lèvre de dérive qui s’en va… Manche à oublier : 29ème ! Dans la deuxième course, nous remettons le mat comme avant, et c’est mieux, même si nous cherchons un peu question tactique : 24ème.
Le dernier jour, vendredi, nous réalisons enfin une vraie bonne manche ! Le vent est faible (1 bft), et seuls 2 tours de banane sont programmés. Le départ est bon, les options au près aussi, et nous passons bien placés la première bouée. Au portant, nous perdons une dizaine de place en ratant une risée ; sur le RS 800 (comme sur les autres skiffs), le spi asymétrique ne nous permet pas de descendre plein vent arrière (trop lent), et il faut louvoyer ; conséquence, les bords de portant ont autant d’importance que les près et l’on peut y gagner ou y perdre beaucoup dans un vent oscillant comme celui que nous avions. Nous reprenons quand même plusieurs places au deuxième près, et terminons 10ème de cette dernière manche !
Au final nous terminons 27ème/ 38 et premiers français. Mais le plus important a été le plaisir de naviguer sur ce bateau ! Le RS 800 est quand même assez exigeant, il faut faire preuve de pas mal d’agilité, et la moindre erreur se paie cher. Rien que pour virer convenablement, synchro, en relançant bien le bateau, il nous aura fallu plusieurs entraînement avant la régate !
On entend parfois qu’il faut « ré-apprendre à naviguer » pour faire du skiff. J’ai trouvé pour ma part que naviguer sur le RS 800 n’est pas forcément très différent que de naviguer sur un Laser ou un Vaurien : (presque) tout ce qui est vrai et marche en vaurien est vrai sur le RS 800 (hormis le spi bien sûr), mais tout a 10 fois plus d’importance (équilibre du bateau, naviguer à plat, importance du hale-bas au largue, coordination dans les manœuvres). Mais le 800 le rend bien : les sensations sont 100 fois plus importantes ! Et planer au près est également très agréable !
Et pour finir deux petits liens :
- Les résultats : http://www.yccarnac.com/fra/regates/resultats-european-rs.html
- Le site du photographe présent : http://www.littoral-ouest-photos.com (aller dans
« photographies de régates » >> « European RS » >> day 1 et day 3)
Rglt Championnat de FC 2009.
Rglt sélection champ. France 2009
Liste régates sélectives champ. France 2009.
Calendrier Dériveur semestre 1
Calendrier Dériveur semestre 2
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